Utiliser un APN en classe

Un appareil photographique numérique peut être utilisé de différentes façons en classe.

Deux précautions sont à prendre :

- obtenir l’autorisation des parents (un modèle d’autorisation est à télécharger en bas de l’article)

- donner des consignes de précautions d’emploi quand ce sont des enfants qui utilisent l’APN. Notamment, il est obligatoire d’enfiler la dragonne, sous peine de se voir retirer l’appareil. Il faut aussi veiller à le poser dans un endroit sûr quand on ne l'utilise pas.
Ceci établi, on remarque que les chutes sont exceptionnelles.

Première situation : récit d’évocation

Dans une classe maternelle (dès la toute petite section), un adulte (l’enseignante, l’ATSEM...) photographie les élèves lors d’une activité. Le lendemain, les photographies numériques sont montrées, elles suscitent des récits d’évocation.

Prolongement possible : l'enseignant sélectionne un nombre de photos (de 3 à 10 en fonction de la maturité des élèves), et demande à l'élève (ou à un groupe d'élèves) de les ranger. Ça peut se faire avec des photos imprimées, ou sur l'ordinateur de fond de classe.

 

Deuxième situation : schéma corporel

Lors d’une séance de gymnastique, les enfants sont photographiés pendant leurs exercices. L'observation ultérieure ou immédiate de ces photos peut aider à la prise de conscience de mauvaises positions du corps.

 

Troisième situation : rallye dans l’école

Une planche de photographies miniatures est donnée à un petit groupe d’élèves. Ceux-ci doivent refaire les mêmes photographies le plus précisément possible. Les photographies de départ ont pu être prises par un adulte, ou par un autre groupe d’élèves.

 

Quatrième situation : les photos libres

Chaque élève a droit à utiliser librement un APN pendant une journée, à l’école (classe, récréation...). Pour limiter le nombre de photos prises, on peut utiliser une petite carte mémoire. Sinon, on fixe une limite. Les élèves les plus avancés sauront effacer celles qui ne les satisfont pas, pour pouvoir photographier à nouveau. Ces photos sont ensuite vues en commun. Certaines seront éliminées pour des raisons techniques : contre-jour gênant, flou, mauvais cadrage... d’autres pour des raisons de droit à l’image : tel élève ne veut pas que l’on garde une photo qui ne le met pas en valeur. Même si l’auteur de la photo est déçu, on peut alors expliquer que chacun a le droit de refuser qu’on diffuse une image qui le met en scène d’une façon qui le gêne. On aborde ainsi le B2i, Domaine 2 : Adopter une attitude responsable.

 

Cinquième situation : jeu pour les correspondants

Les élèves sont photographiés un par un, en pied, de face. On recommence une semaine plus tard, de dos (on peut espèrer un changement de vêtements.) On peut ajouter une troisième série : des portraits avec une lumière forte derrière, pour provoquer un gros contre-jour ne laissant apercevoir que la silhouette. Chaque photo est numérotée. Les correspondants doivent reconstituer les paires (ou les triples).

 

En fin d’année, on peut réaliser un cédérom reprenant la compilation des photos prises dans l’année. Il est conseillé d'y inclure un dossier contenant les autorisations des parents, scannées en format pdf. Chaque élève quittant l’école reçoit son cédérom. Des souvenirs pour plus tard !

Il est aussi possible de mettre en ligne certaines photos. Mais dans ce cas, les contraintes en terme d'autorisation sont plus sévères.

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M@ths en-vie est un projet interdisciplinaire en français et mathématiques avec utilisation d’outils et ressources numériques (ordinateur, tablette, appareil photo numérique, blog ou site d’école, logiciels photo, internet...)

Objectifs

Ancrer les mathématiques au réel afin d’améliorer la compréhension en résolution de problèmes.

Développer la perception des élèves sur les objets mathématiques qui nous entourent.

L’intégration des outils numériques dans la démarche pédagogique se fait sur deux plans :
 production, recherche et utilisation de supports numériques réels (photos et ressources en ligne) ;
 utilisation d’outils numériques pour produire, échanger et mutualiser.

Condition : les supports numériques ne sauraient être que de simples illustrations. Ils contiennent un ou des éléments mathématiques qu’il est nécessaire de prélever pour pouvoir résoudre le problème.

Le projet tourne autour des activités suivantes :
 Résolution de problème
 Constructions d’énoncés mathématiques
 Construction d’énoncés de problèmes
 Recherche d’informations
 Travail sur les ordres de grandeur
 Catégorisation...

Ce dispositif s’inscrit pleinement dans les nouveaux programmes de l’école primaire de par son caractère interdisciplinaire, son lien avec des situations de la vie courante et son volet numérique.

Ce projet a été retenu dans le cadre de l’appel à projet académique HDN "Heures du Numérique", au regard des dimensions suivantes :
 savoir chercher, sélectionner et organiser l’information, approfondir les connaissances disciplinaires ;
 projet mettant en œuvre des outils numériques au service des mathématiques et du français ;
 productions et publications par les élèves (photos, énoncés), à destination de la classe et des autres écoles participant au projet ;
 projet pouvant être décliné dans le cadre des EPI et de la liaison école/collège

 

Pour en savoir plus : http://www.ac-grenoble.fr/ien.st-gervais/mathsenvie/

 

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